Laure, une bloggeuse de terrain.

En tant que blogueuse sur la nature et le bien-être, je passe pas mal de temps dehors mais jusqu’au confinement en mars 2020, je n’avais jamais imaginé être bénévole aux Orpelières.
Pourtant, je venais m’y baigner avec mes grands-parents et mes parents depuis toute petite (c’était bien différent alors) et j’y venais avec mes filles régulièrement me baigner et profiter des paillottes l’été.

Tout cela ne serait pas arrivé sans une rencontre sur la plage avec Yann, président de l’association. Avec mon père, nous nous promenions sur la plage un jour venté et là, nous apercevons une longue ligne de roseaux dans le sable, le genre de barrière imaginaire que mes filles auraient pu faire à 5 ans.
C’était le périmètre de protection des oiseaux qui nichaient auprès de la Grande Maïre.
La barrière de fortune m’a paru à l’époque être à la fois dérisoire (comment est-ce que ca empêcherait les gens de passer et écraser des nids?) et magnifique (car certaines personnes essayaient de protéger les oiseaux avec les moyens du bord).
Yann m’a donné sa carte, je l’ai contacté et peu après, j’étais sur la plage pour contribuer à cette belle initiative environnementale.

Au cours des mois, j’ai rencontré des gens du cru très sympas (le gars en fauteuil roulant qui venait pêcher en mer petit), des occupants des campings avoisinants admirant cette mesure de protection de la nature (les allemands et les britanniques, à fond), d’autres un peu moins compréhensifs qui voulaient absolument pêcher le crabe ou promener leurs chiens dans le périmètre, mais globalement la réaction du public était très positive et encourageante. Combien de personnes m’ont dit “Bravo pour ce que vous faites, c’est super!”?

Combien d’enfants sont venus me demander le nom des oiseaux et regarder les photos sur notre panneau?
Des groupes de promeneurs m’ont aussi pris en photo avec le panneau. Un ami local, vigneron et apiculteur, est venu avec moi un matin d’été admirer les couvées fraichement écloses et compter les petits gravelots a collier interrompu et les petits sternes.
Ma nièce Clotilde, 10 ans, a dessiné un panneau d’information sur les oiseaux qui a été installé à la plage.

Cette expérience m’a surtout beaucoup mieux fait connaitre la biodiversité de notre beau littoral. Yann, Aude et d’autres bénévoles partageaient régulièrement leurs observations sur la lagune et en mer.

Je leur ai parlé de nos hérissons à Sauvian (une famille, trop chou). Et j’ai découvert les micro-fleurs et plantes dans les dunes qui étaient rares et méritaient elles aussi de ne pas être piétinées.
Le seul point noir de ces écopatrouilles, c’était que je devais venir en voiture car les pistes cyclables ne sont pas encore séparées du trafic routier partout et certaines routes sont étroites.
Les gardes du Conservatoire du Littoral étaient très sympas, patrouillant eux aussi ou organisant la mise en place d’un périmètre plus robuste. Clairement, les oiseaux attiraient du monde et je souhaite qu’ils en attirent encore plus car le littoral des Orpelières a un bel avenir devant lui si tout le monde s’y met.

La nature, qu’on ignorait un peu avant le confinement, est devenu un refuge précieux pour beaucoup. Beaucoup se sont aperçus qu’on en avait besoin, vraiment besoin.

L’association a besoin d’aide, d’adhérents engagés et surtout, de soutien du public pour faire bouger les choses dans le bon sens au niveau régional. 

Laure Latham 

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