« En harmonie » : pour une découverte respectueuse sur le littoral biterrois.

Action pour la biodiversité du littoral biterrois : Un projet de l'association de sauvegarde du littoral des Orpellières et du biterrois pour vivre en harmonie avec la nature sur le territoire de la plage de la Maïre et des Orpellières en conciliant activités humaines et préservation de l’environnement.

Sensibiliser aux bons usages sur le littoral méditerranéen.

Destination de prédilection des amateurs de sable chaud, le littoral biterrois accueil aussi des visiteurs, de plus en plus nombreux, novices, peu ou pas rompus au partage de l’espace avec la nature.

Par méconnaissance des bonnes pratiques, certains comportements peu adaptés fragilisent l’harmonie des lieux et impactent la faune et la flore.

Pour mieux accueillir ce public tout en préservant l’authenticité de ses sites à la biodiversité foisonnante et aux paysages plébiscités, notre association engage une campagne de sensibilisation aux bons usages sur le littoral.

RETOUR D'EXPÉRIENCES

Yann, animateur environnement

« Nous avons constaté une incroyable augmentation de la fréquentation du littoral biterrois depuis le premier confinement : les espaces naturels ont été pris d’assaut et l’on comprend très bien pourquoi, mais cette nouvelle fréquentation n’est pas toujours consciente de ce qu’engage la fréquentation d’une zone natura 2000. Pour les usagers aguerris, des questions aussi évidentes que la conservation des déchets dans un sac ou encore l’interdiction de faire un feu vont de soi, de rester sur les sentiers, etc. Mais ça n’est pas forcément le cas pour ces nouveaux arrivants ».

« Vivre #enharmonie avec la nature »

La campagne de sensibilisation fait la part belle à la faune locale à travers de belles photos qui se déclinent sous la forme d’affiches qui seront notamment installées sur la zone et sur une exposition, en complément de la signalétique déjà en place.

Une campagne de sensibilisation positive

Déchets, présence de chien, survol en drone, cueillette, nuisances sonores, approche excessive, feu, bivouac, suivi des sentiers : le choix d’aborder ces six thématiques résulte de la constatation, faite sur le terrain, de comportements récurrents inadaptés et d’impacts notables sur les patrimoines naturels et paysagers sur le littoral biterrois, qui acceuille près de 85 % de la biodiversité française selon la DREAL occitanie !

#ENHARMONIE

Je profite de la nature en respectant sa quiétude.

Le littoral biterrois propose aux usagers 6 kilomètres de plage et un réseau de chemins, bien entretenus, qui canalise les flux, permet une découverte sans détériorer les milieux et les habitats.

En été, le respect des itinéraires est particulièrement nécessaire du fait des conditions de vie, de survie de la faune sauvage. Par exemple, pour le Gravelot à collier interrompu, des dérangements successifs sont synonymes de problème de reproduction voire de mort.

Le fait de sortir des sentiers, de façon aléatoire, entraîne un stress fort. Rester sur les sentiers permet à la faune de s’adapter et de mieux supporter la pression touristique

#ENHARMONIE

Je ne réalise pas de survol en drone.

Le drone est vécu comme un prédateur, ou, plus rarement, comme une proie, par la faune sauvage, qu’elle soit avifaune ou terrestre.

Le bruit qu’il occasionne et sa trajectoire ont pour conséquence de faire dépenser une énergie conséquente à la faune qui essaie de fuir le dérangement, avec régulièrement, une prise de risque maximale (risque de blessure).

Ce dérangement est préjudiciable à la reproduction des Sternes naine. Excessivement sensible durant son long cycle de nidification, les Sternes privilégieront faire fuire l’intrus à la protection de leurs nids, en abandonnant la couvaison. Une conséquence fâcheuse pour cette espèce en danger.

Pour beaucoup d’oiseaux, la présence d’un drone provoque la fuite, l’abandon, même temporaire, de leur progéniture. Cela entraîne la perte de la couvée soit par refroidissement, soit par prédation.

#ENHARMONIE

Je laisse la nature à sa place.

Laisser la nature à son équilibre et permettre à tous de profiter de paysages foisonnant de vie.

Le littoral biterrois chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs… si chacun ramasse ne serait-ce qu’une fleur, la montagne perdait ses couleurs et une faune dépendante de cette végétation (insectes, oiseaux, mammifères…).

Les laisses de mer (bois flottés, coquillages, sable, etc.) sont mieux sur la plage.

#ENHARMONIE

Mon chien ne pénètre pas sur la plage.

Même tenus en laisse, les chiens provoquent le dérangement de la faune sauvage (fuite, aboiement…). Ils sont perçus par la faune sauvage comme des prédateurs à éviter. Même à proximité de leur maître, ils peuvent attraper et tuer des proies de petite taille que l’homme n’avait pas repérées (jeunes oiseaux, micromammifères…).

Ils sont des porteurs sains de parasites fatals pour la faune sauvage.

Leurs déjections comportent, souvent, des résidus chimiques des produits antiparasitaires usuels.

Sans parler du bien être animal, l’été il fait souvent plus de 35° au sol …

#ENHARMONIE

Je ramène mes déchets.

Pollution visuelle, impacts sur la faune et la flore : les déchets n’ont pas de sens dans des milieux préservés (ni ailleurs d’ailleurs !). Se déplacer en montagne s’entend avec un sac afin de redescendre ses déchets et ne pas laisser de trace de son passage.

Les déchets souvent cachés dans un trou ou sous une pierre mettent beaucoup de temps à se dégrader. Ils occupent souvent l’habitat d’espèces…

Les déchets alimentaires, s’ils polluent un peu moins et moins longtemps, présentent le gros inconvénient de modifier le comportement de certains animaux qui peuvent prendre la fâcheuse habitude de se spécialiser dans leur recherche et leur collecte de nourriture.

#ENHARMONIE

Je ne fais pas de feu.

Le risque incendie est conséquent dans des espaces naturels Méditerranéen où l’intervention des secours est périlleuse voire impossible. La nature particulière du sol dans beaucoup de zone de sansouires et des roselières  fait que le feu peut couver sous la surface et courir en sous-sol sur plusieurs mètres, pendant plusieurs jours. Un incendie peut ainsi se déclarer de façon décalée dans le temps et l’espace.

Par ailleurs, le bois soustrait au milieu prive d’une ressource et d’habitat primordiaux nombre d’espèces rares ou protégées dites « saproxyliques ». Le feu entraîne une disparition du bois mort sur certaines zones, et donc la disparition des espèces (insectes et champignons notamment) qui en dépendent.

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